Happy Together album

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Brady Winterstein fait clairement partie des nouveaux talents.

Né le 26 novembre 1993 à Forbach,neveu de Hono Winterstein,maître accompagnateur et compagnon de route de Bireli Lagrène (entre autres), il a déjà accompli beaucoup, frottant ses cordes en prestigieuse compagnie ( stochelo Rosenberg, Rocky Gresset, Thomas Dutronc...), sur des scènes de plus en plus imposantes ( Jazz à Vienne avec Dorado Schmitt, Zénith de Stasbourg avec Robert Alagna...).

En 2010, propulsé par la guitare de son oncle et la contrebasse virtuose de Xavier Nicq, Brady reçoit l'ovation du public lors de son premier concert en trio au festival de Django Reinhardt de Samois sur Seine.

Mais plutôt que reprendre le seul répertoire du jazz manouche et notemment celui de Django Reinnardt  (1910-1953), particulièrement en vogue ces dernières années-on retrouve toutefois Flèche d'or,Swing 39 ou encore Dinette-, Brady Winterstein a fait le pari de puiser dans des standards des années 20 et 30 ( I've had my moments, écrits en 1934 et chanté par Franck Sinatra,Harlem Nocturne, écrit par Earle Hagen et Dick Rogers en 1939) et dans quelques grands succès pop des années 60 et 70.Ainsi de Happy Together, chanson du groupe rock américain The Turtles, qui en 1967 réussissait la prouesse de déloger Penny Lane des Beatles du sommet du Billboard Hot 100 aux Etats Unis : de Laddy Madona - compensation faite aux Beatles ! - parue en single avec The Inner Light de Geaoges Harisson en face B, en mars 1968 et qui annonçait, après les épopées psychadéliques de 1966 et 1967, un retour aux sources avec l'album The Beatles, l'album blanc ; ou encore les thème de M.A.S.H.; suicides is painless, écrit en 1970 par Johnny Mandel ( musique ) et Mike Altman.

L'enjeu était toutefois  de se les réapproprier et de les réinterpréter totalement. Pour ce faire il s'appuie sur un certain nombre de pointures : Marcel Loeffer à l'accordéon, Thierry Maillard au piano, Martin Weiss au violon ou encore Dominique di Puazza à la basse. Le résultat est particulièrement réussi et l'on peine à décrocher des mélodies entêtantes de ces tubes,auquel Brady apporte une fraicheur saisissante et inattendue.Technique parfaitement maîtrisée, sens de la mélodie et tempo inscrits dans les gênes,maturité dans l'interprétation,tout y est.

Notre jeune guitariste dispose d'un avenir,certes encore à construire,mais qui devrait lui permettre d'embrasser le jazz dans sa globalité,d'accomapgner les plus grands et de devenir un leader recherché.

 

publié le 26/05/2012